Désordre dysmorphique du corps : Ai-je vraiment besoin de chirurgie esthétique ?

Comment avoir de belles fesses : Le Butt Facial un soin complet des fesses
22 novembre 2019
Quelle est la différence entre la liposculpture et la liposuccion ?
6 décembre 2019

Les causes de la chirurgie esthétiques sont nombreuses. Le désordre dysmorphique du corps, en anglais Body Dysmorphic Disorder (BDD), ou la dysmorphophobie est un problème courant dans les pratiques esthétiques. Cependant, la maladie reste toujours méconnue et sous-diagnostiquée.
Les personnes souffrant de troubles dysmorphiques corporels sont préoccupées par des défauts physiques minimes ou inexistants, développent l’évitement social et peuvent entrer dans un état d’isolement, voire suicidaires. La majorité d’entre eux entreprend un long parcours à la quête de la satisfaction, à travers différents médecins et chirurgiens esthétiques. Ils demandent de plus en plus de traitements inutiles pour leur peau, leurs cheveux ou leur corps et ils ne se contentent jamais du résultat.

Dans ce qui suit, nous présentons les caractéristiques cliniques, les méthodes d’évaluation et la gestion du BDD.

Qu’est-ce que la dysmorphophobie du corps ?

Le problème fondamental de la dysmorphophobie corporelle est que le patient est préoccupé par un défaut réel (souvent objectivement banal) ou imaginaire de son apparence. Les principaux domaines de préoccupation des patients sont les traits du visage, la peau, les seins, les organes génitaux et les fesses. Les patients recourent donc à la chirurgie esthétique visage, à la liposuccion, à la chirurgie esthétique poitrine, au lipofilling des fesses…  pour dépasser leurs complexes et obsessions.

Les patients peuvent présenter des signes de ce trouble à tout âge, mais la plupart des patients ont remarqué que les symptômes commençaient à se développer à l’adolescence et même dans l’enfance.

Dans ce cas, les conséquences de la chirurgie esthétique seront dans leurs majorité négatives. La plupart des patients atteints de BDD passent beaucoup de temps dans une rumination pesante, fastidieuse et improductive. Les comportements ritualistes sont nombreux. On en cite la vérification récurrente de son apparence sur un miroir sont courants, tout comme le camouflage avec du maquillage ou des vêtements qui couvrent les éventuels « défauts », et les idées obsessionnelles (certains patients pensent que d’autres ont remarqué leur « défaut » et agissent en conséquence).

Les personnes touchées ont souvent besoin d’être rassurés par autrui. Les comorbidités telles que l’évitement social, la dépression, l’anxiété et les idées suicidaires peuvent accompagner le patient à vie, avec 24 à 28% des tentatives de suicide.

Comment traiter le trouble dysmorphique corporel ?

Le diagnostic se fait facilement pendant la consultation, tandis que des questionnaires validés, tels que le questionnaire BDD version dermatologique, peuvent être utilisés comme outils de dépistage.

Les patients atteints de dysmorphophobie sont rarement satisfaits des résultats de leurs procédures esthétiques. Ils deviennent assez souvent douteux après leurs « échec » à corriger leur « défaut », tandis qu’un comportement violent envers leurs médecins praticiens peut également devenir une possibilité. Tous les praticiens esthétiques devraient être capables de reconnaître que le dysmorphisme offre une approche holistique à leurs patients.

Une fois le diagnostic de BDD établi, en discuter avec le patient est crucial. Cependant, il est important de toujours reconnaître qu’il existe une différence visible dans leur apparence (le cas échéant). Rejeter l’inquiétude est généralement inefficace.

Il peut être nécessaire de consulter un spécialiste des soins de santé mentale ou une clinique de psychodermatologie pour la prise en charge de la dysmorphie corporelle.

Le traitement recommandé est la thérapie cognitivo-comportementale spécifique à ce trouble. Les patients atteints de BDD modérée ou sévère peuvent nécessiter un traitement par un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine pendant au moins trois mois.

La majorité des patients qui souffrent de dysmorphophobie peuvent être motivés par la pression des médias dans une culture de « célébrité », ainsi que par une plus grande disponibilité et la popularité des procédures esthétiques. Des considérations éthiques dans la gestion de dysmorphie symptomes doivent être valorisées par les chirurgiens esthétiques.

Une reconnaissance précoce peut aider à prévenir l’évolution de la maladie, à améliorer la qualité de vie du patient et peut même contribuer à sauver la réputation et le bien-être du médecin.

Comments are closed.